La Place Rouge à Moscou : une visite et des histoires extraordinaires.

 

Salut cher voyageur, chère voyageuse. C’est Tiffany. J’espère que tu vas bien. Je suis très heureuse de te retrouver dans ce nouvel article. Aujourd’hui, je t’amène en voyage à Moscou, sur la plus belle place du monde : La Place Rouge, bien sûr.

Tu te souviens, il y a quelques semaines, je te dévoilais les 6 trésors de la Place Rouge, dans un superbe article et également dans une video « ratée ». Hé oui, sur la video tu n’avais pu qu’ « apercevoir » la Place Rouge car un festival international de musique était en train de se préparer. Mais nous avions été curieux et nous avions pu voir les coulisses de ce festival. C’était sympa comme expérience, non ?

Aujourd’hui, la Place Rouge est toute à toi ! Es-tu prêt cher voyageur ?

Allez, donne moi la main, je t’amène avec moi…

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C’est lundi matin. Il est 8h30 et tu es déjà dehors. Le pont sur lequel tu te tiens est en proie à des rafales de vent glacial. « Aaah ça pique. » Mais pas question de reculer ! La Place Rouge est là, devant toi. L’église Basile-Le-Bienheureux se dessine parfaitement sous un ciel d’un bleu profond. C’est incroyable, c’est comme un mirage… Les mains bien cachées dans les poches, tes pieds te mènent au pied de l’église. Le soleil joue sur ses décorations dorées. L’église brille de mille feux. Le bleu, le blanc, le vert, le rouge… sont éclatants de beauté et emportent tous les regards dans un ravissement le plus total. « Comment est-ce possible ? » te demandes-tu dans un murmure. « Autant de couleurs, autant de détails, si parfaits… » Ce n’est pas étonnant que l’église Basile-Le-Bienheureux soit considérée comme le symbole de l’architecture traditionnelle russe

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Tu sais que l’église a été inaugurée en 1561. L’étonnement, la surprise est a son comble : « Comment un bâtiment comme celui-ci a su traverser les âges et ne prendre aucune ride ? » 

C’est en 1552, en l’honneur de la victoire de la bataille de Kazan, remportée par Ivan le Terrible que fut construite l’église. À l’époque, elle était en bois. Puis, au fil des ans, elle fut construite en briques. Au début, elle était d’un blanc éclatant avec des coupoles dorées. Et petit à petit, elle est devenue ce que nous connaissons aujourd’hui. À savoir 9 coupoles, chacune ayant sa propre forme et sa propre décoration.

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Son nom même connu des changements au fil des ans. En 1552, elle se prénommait l’église de l’intercession-de-la-Vierge-sur-le-Fossé. Et c’est lorsqu’une chapelle fut construite pour abriter le tombeau de Basile-Le-Bienheureux, que l’église devint plus connu sous le nom de l’église de Basile-Le Bienheureux, ou encore de l’église Saint-Basile. 

Saint-Basile était un moine qui a vécu toute sa vie nu et d’aumônes. Il suivait une foi peu commune appelée fol-en-Christ. Il se disait à l’époque que Saint-Basile était le seul homme dont Ivan le Terrible avait peur. D’ailleurs, c’est ce dernier qui a mené le tombeau de Saint-Basile dans l’église sur la Place Rouge. 

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Que l’histoire est passionnante, n’est-ce pas ?

Ton imagination te mène loin, des siècles en arrière…
Quand tout à coup, la tour du Saint-Sauveur, qui se tient fièrement à coté de l’église, se fait entendre. Son carillon est si beau que ton regard se détache de l’église et vient se poser sur cette magnifique tour. Tu te laisses porter par le chant du carillon.
Bien que tes oreilles ne fassent pas la différence, tu sais que le carillon de la tour a changé au fil de l’histoire. À l’époque des tsars, la tour jouait l’hymne tsariste. À la révolution russe, elle jouait l’hymne révolutionnaire. Et aujourd’hui, elle joue l’hymne national russe

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La tour Saint-Sauveur a connu d’autres changements au fil des ans. Elle se prénomme la tour Saint-Sauveur en l’honneur de l’icône du Christ qu’elle portait fièrement. Il a été retiré après la révolution russe. La tour Saint-Sauveur était l’entrée d’apparat et on dit que même le Tsar se découvrait la tête par respect pour l’icône. 

Ton regard est très vite attiré par une magnifique étoile rouge. Elle trône tout en haut de la tour Saint-Sauveur. D’ailleurs, il y a une étoile qui trône sur beaucoup de tours du Kremlin. Ces tours ont chacune leur propre nom, leur propre fonction et leur propre histoire.

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Tu peux distinguer plusieurs tours qui dépassent largement de la muraille. Le ciel bleu en cette matinée d’octobre  confère à la muraille du Kremlin une couleur indéfinissable. Ce sont des briques rouges, bien sûr. Et pourtant, est-ce du marron, du rouge, du orange que tu vois ?

La construction du Kremlin date de 1331. « C’est complètement fou ! » Au début, ce n’était que des « piquets » de chêne. La forteresse du Kremlin connue plusieurs incendies puis elle fut construite en briques. Elle connue plusieurs sièges, fut prise plusieurs fois et fut détruite autant de fois. Napoléon en 1812 en fit sa résidence quand il prit Moscou. Quand il partit, il laissa une garnison d’arrière garde qui fit sauter la forteresse.

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Aujourd’hui, elle est bien là. C’est tout un symbole pour le monde entier. La forteresse représente un pouvoir politique à elle seule. Elle est d’ailleurs le siège et la résidence officielle du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine.

Encore une histoire des plus passionnantes ? 

Adossé à la muraille, sur la Place Rouge, il y a le mausolée de Lénine. Celui que tu vois est le troisième mausolée construit à cette même place. Il y eut un premier construit en toute hâte, seulement quelques jours après le décès de Lenine en janvier 1924. À ce moment là, à Moscou il faisait -25 degrés. C’était donc très difficile de creuser les fondations. On dit que la personne en charge de cette mission a fait appel à des mineurs pour dynamiter le sous-sol durant près de 24 heures.

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Le mausolée est une pyramide en degrés, elle mesure 12 mètres de hauteur et 24 mètres de longueur. Sur le toit du mausolée se tient une tribune sur laquelle les dirigeants communistes assistaient aux parades. Le mausolée est rouge et noir. Au dessus de la lourde porte d’entrée, tu peux lire en cyrillique le nom de Lénine (« Ленин »).

Jusqu’en 1993, il y avait une garde d’honneur devant ses portes. D’ailleurs, chaque relève de la garde était un grand moment de « spectacle ». Aujourd’hui, ce sont deux policiers qui se tiennent devant, veillant au respect de ce lieu. 

Derrière le mausolée se dresse un petit cimetière où reposent les anciens dirigeants communistes.

La balade continue et tu découvres avec ravissement le musée historique d’État. Ce bâtiment, c’est quelque chose ! Ce sont des détails par milliers. Une seule couleur, la même que celle du Kremlin. Elle est savamment mise en valeur par quelque touche de gris. Ce bâtiment est tellement beau et bien entretenu, qu’il semble être a l’épreuve du temps. Il est là, somptueux, immense… Il semble tout droit sorti de terre pour ton plus grand plaisir. 

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L’entrée du musée se trouve sur l’un de ses coté. Des hommes portent un costume traditionnel. Ils ont fier allure dans leur bel habit rouge. Ils se tiennent devant l’entrée du musée. La devanture est en fer forgé noir, les inscriptions sont dorées. Tout est fait comme pour te faire faire un bond dans le passé. Le musée a été fondé en 1872. 

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On dit que ce musée contient des millions d’objets de collection. Les trésors de ce musée datent de la préhistoire et remonte le temps jusqu’aux dynasties des tsars. On peut y admirer d’ailleurs des merveilles achetées par la famille Romanov. 
Le bâtiment lui même est à découvrir. Les peintures murales qui avaient été recouverte de plâtre à l’époque communiste, considérées comme de mauvais gout, ont été restaurées pour le plus grand bonheur des visiteurs.

En cette heure matinale, le musée n’est pas ouvert… tu laisses vagabonder ton regard qui se pose sur la cathédrale de Kazan ou la cathédrale de l’icône de Notre-Dame de Kazan.  Là encore tu sens ton coeur s’accélérer. « Que c’est beau ! » 

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La cathédrale a vu le jour en 1625. Elle était faite de bois. Elle brula et les murs furent faits de pierres. Elle connue beaucoup de changements jusqu’à être complètement détruite en 1936 pour des raisons idéologiques. Et, c’est en 1993 qu’elle fut reconstruite.

C’est avec un ravissement sans limites que soudain les cloches de la cathédrale de Kazan se mettent à tonner. C’est très impressionnant surtout lorsque tu es au milieu de la Place Rouge. Une petite poignée de personnes assistent à ce merveilleux spectacle matinal. C’est un pure moment de joie.

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Tu es là, au milieu de la Place Rouge, sous ce ciel si bleu, le Kremlin et les cloches tonnent. Le son est puissant et grave… Il résonne sur toute la Place Rouge, si belle…

Les cloches tonnent encore et encore. Et tout d’un coup, une mélodie plus douce, plus joyeuse se fait entendre. C’est un magnifique concert qu’offre l’église à toute la Place Rouge. Quelle chance de vivre ce moment, qui jamais, jamais, ne devrait prendre fin. Cela parait tellement irréel : autant de beauté, de poésie, un vent de spiritualité souffle sur la Place Rouge, au pied du Kremlin…

Le merveilleux concert prend fin… La Place Rouge reprend son fond sonore habituel, les rires des touristes et des moscovites bien chanceux

Un dernier regard sur cette cathédrale aux couleurs si acidulées et tu te retournes vers Goum. C’est un bâtiment à l’histoire unique. Avant la construction de ce bâtiment colossal, il était déjà habituel de retrouver des commerces sur cette partie de la Place Rouge. La construction d’un bâtiment durable pour abriter tout ce beau monde fut prise et c’est en 1893 que le Goum fut officiellement inauguré en présence de la famille du Tsar de l’époque. À partir de ce moment là, le Goum devint le plus grand centre commercial du monde avec ses 2,5 km de galeries marchandes. Il le restera d’ailleurs très longtemps. 

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En 1917, les magasins disparurent et Goum abrita des administrations soviétiques et c’est en 1953 que les magasins d’État apparurent avec leurs files d’attente légendaires. Aujourd’hui, Goum appartient à une société privée et propose une balade magique de 2,5 km, sous une verrière extraordinaire, à contempler les vitrines des enseignes de luxe. 

De l’extérieur, Goum est tout simplement splendide. Il ne peut y avoir d’autres mots pour le décrire. Tu ne le sais pas encore, mais quand la nuit commence à tomber, les lumières s’allument. Tu peux distinguer à la lumière du jour des guirlandes qui font tout le tour du bâtiment, de ses centaines de fenêtres, de ses portes… C’est tout simplement ferrique quand elles s’allument. La Place Rouge s’illumine. Promis, tu y retourneras de nuit !

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Ton voyage sur la Place Rouge s’achève ici. J’espère que ca t’a plu et que tu as voyagé de chez toi.
J’ai pris beaucoup de plaisir à t’amener en balade. Je te remercie de m’avoir lue.

Si tu as aimé cet article, écris-moi un commentaire pour me le dire, ça me fera très plaisir. Si toi aussi, tu as à coeur de faire voyager ton entourage, partage-leur cet article et la vidéo. Fais-leur ce cadeau.

En attendant notre prochaine rencontre, , cher voyageur, chère voyageuse, je t’encourage à rester curieux du monde qui t’entoure

À très bientôt.
Tiffany 

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1 commentaire sur “La Place Rouge à Moscou : une visite et des histoires extraordinaires.

  1. GOUDZ Veronique dit :

    Bonjour,

    Je viens de visiter votre blog très intéressant et notamment la visite de la Place Rouge (en russe cela signifie belle place) avec tous ses monuments et environs : la Moskova, etc.

    Je suis allée quatre fois en Russie (2016 : croisière sur la Volga et 2017 les Nuits Blanches de Saint-Petersbourg) et en 1981 (Ukraine et Moldavie) et 1991 (l’Anneau d’Or).

    Maintenant mon souhait c’est de me rendre en Russie dans faire partie d’un groupe organisé et de perfectionner la langue russe.
    peut-être en 2019
    bien cordialement

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